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la littérature maghrebine d'expression francaise

1-qu’est ce que la littérature
L'ensemble des oeuvres écrites ou orales fondées sur la langue et comportant une dimension
esthétique (à la différence par exemple des oeuvres scientifiques ou didactiques) : sens attesté
en 1764
La littérature, c'est raconter la vie, ses faiblesses, forces, événements, troubles et
pulsions.
La littérature englobe souvent plusieurs cultures, en un seul style d'écriture, comme
c'est le cas de la littérature maghrébine en langue française.
Dans la littérature maghrébine, le pluriel s'impose toujours. Il existe en effet un vaste
ensemble de textes qui ont en commun de procéder du Maghreb, mais selon des
principes de filiation très divers comme le lieu de naissance des écrivains, le lieu de
dissémination des traditions orales, la participation à un imaginaire spécial de l'Afrique
du Nord , l'insertion dans une production et une circulation littéraire centrées au fond
du Maghreb etc.
2- Qu’est ce que la littérature maghrebine d'expression
française :
C’est une litterature qui est né principalement vers les annes 1945-11950 dans les payes de
magrhebes arabe : le maroc, l’algerie, la tunisie. Les auteurs de cette litterature sont des
autochtones, c'est-à-dire originaire du pays.
La litterature magrhebine devienndra une forme d’expression reconnue apres la 2eme guerre
mondiale.
*- Les etaps de La litterature magrhebine :
1-Les annes 1950-1960 :
Les premiere roman de lange francais sont surtout l’expresion d’un malaise et ecarteles c’est
entre de culture magrhebine et le monde francaise des auteures comme driss
chraibi ;mohamed dib ;ahmed sefrioui ;katib yassin.
2-les annes 70 :
Abdellatif daabi : tahar ben jelloun ; mohamed kair eddine ; abdelatif…

Résumé de Il Était Une Fois Un Vieux Couple Heureux de Khair-Eddine Mohammed


RESUME
Il était une fois, effectivement, un vieux couple heureux. Des berbères
de la montagne marocaine, soumis au rythme doux de la vie
villageoise, à l'observation des saisons et des couleurs du ciel. Le vieil
homme, revenu d'un passé agité, passe ses journées à calligraphier en
langue tifinagh, héritée des anciens touaregs, un long poème à la gloire
d'un saint. Sa poésie sera chantée à la radio, diffusée en cassettes,
imprimée et reconnue. Les portraits de visiteurs, étudiants américains
ou amis revenant de l'étranger, ou de héros locaux promis à la
désuétude, tel le forgeron africain, agrémentent le rythme austère des
journées, scandées par la cérémonie du thé ou la préparation des plats
ancestraux, dont un délicieux couscous aux jeunes pousses de navet.
Tout en maugréant contre la « modernité fanfaronne » et ceux qu'il
appelle les « parvenus », il entreprend un nouveau poème sur le thème
de l'arc-en-ciel. Loin des fulgurances et des éclats flamboyants et
sombres qui ont fait sa gloire, l'auteur d'Agadir et du Déterreur, mort
en 1995, nous livre ici plus qu'un testament : le roman de l'apaisement
qu'il avait tant rêvé.

biographie de Mohamed Khair-Eddine



La biographie de Mohamed Khair-Eddine
Écrivain marocain (1941-1995) Né à Tafraout (sud du
Maroc) en 1941 dans une famille de commerçants. Il a vécu à Agadir
(1961-1963), à Casablanca (1963-1965), puis 15 ans à Paris (1965-1979)
où il y publie beaucoup et anime pour France-Culture des émissions
radiophoniques nocturnes, il se marie et a un fils. Il rentre seul au Maroc
en 1979, d’un coup de tête dira-t-il. En 1989, il est à nouveau à Paris où il
renoue avec le théâtre. Il est mort à Rabat en 1995. Ses oeuvres, interdites
aux Maroc de son vivant, ont commencé à être rééditées en 2002.
« Écrivain de l’exil, exilé de l’écriture. Mohamed Khaïr-Eddine a longtemps
cultivé cette particularité qui a façonné son mythe et singularisé son style.
L’adepte de la “Guerilla linguistique” s’est lancé très tôt dans la quête de
nouvelles formes d’expressions qui révolutionnèrent, en son temps, les
principes fondamentaux de l’écriture maghrébine de langue française. »
(par Mahjoub Haguig, Maroc-Hebdo, juin 2002).
Agadir : L’auteur est très marqué par le séisme de 1960, il s’installe à
Agadir en 1961 et y vit jusqu’en 1963. Il est chargé d’enquêter auprès de
la population pour le compte de la Sécurité Sociale.
Ses oeuvres ont été publiées, pour la plupart, aux Éditions du Seuil : Corps
négatif, suivi de Histoire d’un Bon Dieu, Soleil arachnide, Moi l’aigre, Le
Déterreur, CE Maroc, Une odeur de manthèque, Une vie, un rêve, un
peuple, Toujours errants, Légende et vie d’Agoun’chich, Résurrection des
fleurs sauvages...

Biographie de Voltaire


1694
François Marie Arouet naît le 21 novembre à Paris. Il est le troisième enfant d'une famille dont le père est receveur à la Cour des Comptes.
1704
Il effectue de 1704 à 1711 de brillantes études de rhétorique et de philosophie chez les jésuites du collège Louis Le Grand. Cette éducation l'initie aux plaisirs de la conversation et du théâtre.
Son parrain, l’abbé de Châteauneuf le présente à Ninon de Lenclos, alors âgée de plus de quatre-vingt ans. La légende veut que la vieille courtisane, charmé par le jeune homme, l'ait couché…. sur son testament.
1713
Le jeune François Marie Arouet néglige ses études de droit. Il part comme secrétaire d'ambassade à la Haye. Il tombe amoureux d'une jolie huguenote, l'ambassadeur le renvoie à Paris.
1714
Son parrain, l’abbé de Châteauneuf, l'introduit dans les milieux mondains et libertins parisiens. Il vole de château en château et anime les dîners galants de ses vers hardis.
1716
Ses écrits satiriques sur les amours incestueuses du Régent font scandale. Ce mélange d'insolence et d’inconscience lui vaudront d’être emprisonné onze mois à la Bastille ( mai 1717 à avril 1718).
1718
Dès sa sortie de prison, le jeune Arouet prend le pseudonyme de Voltaire (anagramme probable de A.R.O.V.E.T L.e I.eune). Il présente sa première tragédie, Œdipe et connaît un beau succès.
1722
Le Régent, guère rancunier, lui accorde une pension.
Mort de son père, qui lui lègue une belle fortune.
1723
Il publie La Henriade, une épopée consacrée à la grandeur de Henri IV.
1725
Il est chargé des représentations théâtrales pour les fêtes du mariage de louis XV.
1726
À la suite d’une altercation avec le chevalier de Rohan, Voltaire est une nouvelle fois embastillé pendant deux semaines.
A sa libération, il s'exile en Angleterre. Il y passera deux ans et demi.
Ce séjour au sein de la monarchie parlementaire et libérale anglaise l'influencera. Il y découvrira notamment la tolérance religieuse et un "souffle"de liberté.
1728
Il dédie La Henriade, à la reine d'Angleterre. Cette œuvre sera très appréciée des anglais.
1729
Retour en France.
1731
Histoire de Charles XII. Le gouvernement ordonne la saisie de cette œuvre, mais celle-ci circulera clandestinement.
1732
Zaïre, tragédie écrite en trois semaines. Il obtient un immense succès et apparaît comme le digne successeur de Corneille et Racine.
1773
Le Temple du Goût.
1734
Lettres Philosophiques. Voltaire y fait l’éloge des mœurs politiques anglaises; une façon pour lui de dénoncer les travers de la monarchie française. Ces lettres déclenchent un immense scandale. Elles sont condamnées à être brûlées et Voltaire, pour échapper à la Bastille, doit quitter Paris. Il se réfugie dans le château d'Emilie du Châtelet, à Cirey en Champagne. Il y restera dix ans et va s’adonner à l’étude, à l’écriture, à des expériences de physique et à la philosophie scientifique. Il compose également plusieurs pièces de théâtre.
1735
Traité de métaphysique,
Mort de Jules César
1736
Le Mondain, poème à la fois épicurien et ironique, sur le bonheur d'être sur terre.
Alzire ou les Américains
L'Enfant Prodigue
Voltaire entame en Août, des relations épistolaires avec Fréderic II, alors prince royal de Prusse. Cette correspondance débouchera en 1741 sur un premier séjour de Voltaire à Berlin, chez celui qui sera devenu entre-temps roi de Prusse.
1738
Éléments de la philosophie de Newton, ouvrage de vulgarisation qui contribua largement à la diffusion des idées nouvelles.
1739
Une Vie de Molière
1741
Mahomet ou le fanatisme, essai sur le drame du pouvoir.
1744
Le comte d'Argenson, devenu ministre des Affaires Etrangères, fait revenir Voltaire à Paris. Il est également soutenu par Mme de Pompadour, la nouvelle favorite du roi. Il devient historiographe du roi Louis XV
La Bataille de Fontenoy
1746
Voltaire est élu à l'académie française
1748
Zadig : premier conte philosophique important de Voltaire. Il traite de la destinée humaine, du bonheur, du destin, du bien et du mal…
Sémiramis, tragédie.
Voltaire est peu apprécié du couple royal. Déçu, désabusé, il se retire un an, avec Emilie du Châtelet, à la cour du roi de Pologne Stanislas, à Lunéville.
1749
Mme du Châtelet, qui a une liaison avec le jeune poète Saint-Lambert, meurt en couches. Cette mort affecte profondément Voltaire qui décide alors de répondre à l’invitation de Frédéric II, et part pour la Prusse.
1750
Oreste
On retire à Voltaire, contre les usages, sa fonction d’historiographe. Il part pour Berlin à la cour du roi Fréderic II de Prusse. Les relations entre le roi philosophe et le philosophe roi sont d’abord idylliques, mais celles-ci deviendront vite orageuses.
1751
Le Siècle de Louis XIV
1752
Micromégas, conte philosophique qui traite de la relativité des connaissances.
1753
Brouille entre Frédéric II et Voltaire. Le philosophe doit quitter l’Allemagne. La France lui refuse l’asile, en raison du scandale causé par l'édition pirate de son Abrégé de l'Histoire Universelle. Voltaire s’installe à Ferney, près de Genève.
1755
En mars, il s'installe avec Mme Denis, dans les environs de Genève. Il achète une propriété qu'il appelle Les Délices.
1756
Essai sur l’Histoire générale et sur les mœurs. Voltaire joue un rôle essentiel dans le renouveau des études historiques.
Poème sur le désastre de Lisbonne
Premier désaccord avec Rousseau sur la question de la Providence.
1757
Il collabore au septième tome de l’Encyclopédie.
Les autorités genevoises n’apprécièrent pas l’article Genève qu’il y rédige, en raison des critiques sévères contre la République et la religion calviniste qu’il contient.
1759
Candide, conte philosophique considéré comme l’un de ses chefs d’oeuvre. Le héros, Candide, est un jeune homme crédule à qui son précepteur, Pangloss, inculque une théorie très simpliste sur l’optimisme. Les mésaventures du jeune héros mettent à mal cette doctrine. Cela permet à Voltaire de se moquer de toutes les théories métaphysiques qui ne résistent pas à l’épreuve des faits. Au-delà du procès de l’intolérance, du fanatisme, de la mauvaise foi ou de la superstition, Candide est aussi une défense du pragmatisme, présenté comme une forme de lucidité et de sagesse.
1760
Voltaire s’établit à Ferney. Il va faire de cette petite ville du pays de Gex, un haut lieu de l’Europe intellectuelle.
Il engage une correspondance avec plusieurs souverains : l’impératrice Catherine II de Russie, Frédéric II, les rois de Pologne, du Danemark et de Suède.
De Paris, des personnages influents lui témoignent également leur soutien : Choiseul (alors Ministre des Affaires étrangères), d’Alembert, Richelieu, Turgot, Condorcet…
1762
Voltaire défend Calas, un huguenot condamné sans preuve pour avoir tué son fils, qu’il soupçonnait de vouloir se convertir au catholicisme
1763
Traité sur la Tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas
Ce Traité sur la Tolérance est une protestation contre l’injustice faite à l’accusé et contre le fanatisme d’une accusation née de la rumeur et de la haine.
1764
Le Dictionnaire philosophique portatif. Voltaire y raille la métaphysique, le fanatisme, la théologie et y expose ses grands principes politiques : Lois, Etats, Gouvernements…
Commentaires sur Corneille
1765
La Philosophie de l'Histoire
1770
Neuf Volumes de Questions sur l'Encyclopédie
1772
Epître à Horace
1775
Lettres de M. de Voltaire à l'Académie française
1778
Voltaire quitte Ferney le 5 février.
Retour triomphal à Paris.
Voltaire meurt le 30 mai et est enterré presque clandestinement, l'Eglise lui ayant refusé des obsèques. Pourtant, en février, 4 mois avant sa mort, il déclarait vainement, dans une ultime profession de foi : " Je meurs en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes ennemis, en détestant la superstition.."
1791
Sa dépouille est transférée au Panthéon.

Résumé de Candide ou l'Optimisme de Voltaire


Résumé de Candide ou l'Optimisme de Voltaire




Le jeune Candide, dont le nom traduit à la fois la naïveté et la crédulité vit dans le "meilleur des mondes possibles" chez son oncle, le baron de Thunder-ten-Tronckh.
Enfant naturel, Candide mène une existence heureuse dans cet univers idyllique : Le baron et la baronne de Thunder-ten-Tronckh possèdent en effet "le plus beau des châteaux". Candide est ébloui par la puissance de son oncle, et par les sophismes lénifiants du docteur Pangloss, le précepteur. Il admire également Cunégonde, la fille du baron. Tout bascule le jour des premiers ébats de Candide et de Cunégonde. La réaction du baron est brutale, Candide est banni et chassé de cet Eden. Il se retrouve dans "le vaste monde".
Candide est pris dans une tempête de neige et connaît la faim et le froid. Il est enrôlé de force comme soldat de l'armée bulgare. I prend la fuite. Capturé, il est condamné à recevoir quatre mille coups de bâton. Il échappe de justesse à la mort. Il assiste alors à la guerre et à ses massacres : c'est "une boucherie héroïque". Candide déserte et fuit jusqu'en Hollande. Il y découvre l'intolérance, et notamment l'hypocrisie sectaire d'un prédicateur huguenot. Il retrouve Pangloss rongé par la vérole. Son ancien précepteur a des allures de gueux. Il lui apprend que le beau château du baron Thunder-ten-Tronckh a été détruit et que Cunégonde a été violée et éventrée par les soldats bulgares. L'armée bulgare a également tué le baron, la baronne et leur fils. Candide et Pangloss sont recueillis et embauchés par Jacques, un bon anabaptiste qui les emmène au Portugal où le réclame son commerce. Hélas, au large de Lisbonne, leur navire connaît une horrible tempête. Le bateau du généreux négociant est englouti et ce dernier périt dans le naufrage. Candide et Pangloss en réchappent par miracle. Dès leur arrivée à Lisbonne, se produit un épouvantable tremblement de terre. Candide et Pangloss participent eux opérations de sauvetage, mais nos deux héros sont arrêtés pour propos subversifs et déférés à l'Inquisition. Pangloss est pendu et Candide flagellé. Une vieille dame le soigne et le mène de nuit dans une maison isolée. Il est présenté à une superbe femme : Cunégonde. Elle lui confirme qu'elle a été violée et éventrée, et que c'est par miracle qu'elle est encore en vie : "on ne meurt pas toujours de ces deux accidents". Cunégonde est devenue à la fois la maîtresse de Don Issachar, un banquier juif et du grand inquisiteur de Lisbonne. Menacé par ses deux rivaux, "le doux Candide", parvient à les tuer. Candide, Cunégonde et la vieille dame s'enfuient alors en direction de Cadix. Ils arrivent à Cadix au moment où un bateau s'apprête à partir en Amérique latine. Son équipage est chargé d'aller y combattre la rébellion qui règne contre les rois d'Espagne et du Portugal. Candide parvient à se faire engager. Il embarque avec Cunégonde, la vieille dame et deux valets. Lors de la traversée, la vieille dame raconte son aventure. Fille d'un pape et d'une princesse, elle a grandi " en beauté, en grâces, en talents, au milieu des plaisirs, des respects et des espérances..." Puis elle a connu une suite épouvantable de malheurs : l'empoisonnement de son fiancé, l'enlèvement de sa mère, sa vente à des marchands d'esclaves. Elle s'est retrouvée prisonnière dans un fort, puis elle est devenue l'esclave d'un seigneur moscovite qui l'a batttue. Elle finira par devenir la servante de Don Issachar qui la met à disposition de Cunégonde à qui elle se lie.
Suite à ce récit, la vieille dame demande aux autres passagers de raconter leur histoire. Les récits s'enchaînent, plus noirs les uns que les autres. Candide commence à prendre conscience que le mal existe sur cette terre.
A peine arrivés à Buenos Aires, Candide et Cunégonde sont à nouveau séparés. La vielle dame conseille en effet à Cunégonde de rester auprès du gouverneur qui s'est épris d'elle et à Candide de fuir l'Inquisition qui a retrouvé sa trace. Candide part avec son valet Cacambo se réfugier chez les jésuites du Paraguay. Ils y retrouvent le frère de Cunégonde, lui aussi miraculeusement rescapé. Le baron évoque son miracle : Alors qu'on allait l'enterrer, le battement de sa paupière l'a sauvé. On l'a soigné et guéri. Sa beauté, fort appréciée, lui a valu une grande fortune. Mais le jeune baron refuse qu'un bâtard puisse épouser sa sœur et frappe Candide du plat de son épée. Celui-ci se défend et le tue d'un coup d'épée.
Candide et Cacambo reprennent la fuite et se retrouvent dans un pays inconnu. Il sont faits prisonniers par les indigènes et sont à deux doigts d'être mangés. Ils ne doivent leur salut qu'à la verve et à l'habileté de Cacambo. Ils sont graciés.
Ils se dirigent alors vers Cayenne, à la recherche de la colonie française. Ils souffrent de la faim. Un jour, ils découvrent un canot sur une rivière. Ils montent à bord et se laissent porter par le courant. Le canot emprunte une voûte secrète. Candide et Cacambo se retrouvent sous terre, dans une magnifique contrée, l'Eldorado, "le pays où tout va bien" : un pays où les repas sont délicieux, les mœurs pacifiques, la population heureuse , la religion tolérante et le souverain humaniste. Mais nos héros sont trop vaniteux pour se satisfaire de cet univers idéal. Ils souhaitent revenir en Europe avec l'espoir d'éblouir Cunégonde et le monde entier de leur récit et de leur richesse. Le souverain du royaume en effet les laisse partir avec cent moutons chargés de nourriture, de pierres précieuses et d'or. Il les met aussi en garde : le bonheur ne se trouve ni dans les pierres précieuses ni dans l'or.
Candide et Cacambo retrouvent le monde. Pendant plus de trois mois, ils marchent dans les marais, les déserts et au bord des précipices. Leurs moutons meurent les uns après les autres. Lorsqu'ils arrivent à Surinam, ils n'ont plus que deux moutons. Ils rencontrent alors un esclave noir atrocement mutilé. Ceci révolte Candide et l'amène à donner une autre définition de l'optimisme : " la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal".
Nos deux héros se séparent : Candide envoie Cacambo racheter Cunégonde au gouverneur de Buenos Aires , tandis qu'il ira l'attendre à Venise.
Mais Candide se fait duper et voler par un marchand qui lui prend ses deux derniers moutons et s'embarque pour Venise sans l'attendre. Il parvient finalement à trouver un vaisseau en partance pour Bordeaux et s'embarque en compagnie d'un pauvre savant persécuté à qui il paye son voyage. Il a l'espoir que ce compagnon puisse le "désennuyer" durant le traversée.
Sur le bateau qui les emmène à Bordeaux Candide et Martin, le savant discutent du bien et du mal et de la nature de l'homme. Martin lui indique qu'il est convaincu de la prédominance du Mal sur le Bien . Et comme pour illustrer son propos, ils assistent un combat entre un navire espagnol et un vaisseau hollandais . Ce dernier coule et une centaine d'hommes se noient. Ce combat est pour Martin l'illustration des rapports humains de la façon dont " les hommes se traitent les uns les autres."
Après son arrivée à Bordeaux, Candide préfère se rendre à Paris qu'à Venise. Il n'y connaît qu'amertume et déception : un abbé retors et de fausses marquises et une fausse Cunégonde qui se révèlent être de vraies voleuses . Il se fait même injustement arrêter et ne parvient à s'enfuir qu'en soudoyant un officier de police.
Il embarque alors en compagnie de Martin pour l'Angleterre. Il assiste à l'exécution d'un amiral condamné pour " n'avoir pas fait tuer assez de monde." Finalement, il refuse de débarquer en Angleterre et demande au capitaine du bateau de l'emmener directement à Venise.
A Venise, il ne retrouve ni Cacambo, ni Cunégonde mais tombe sur Paquette, l'ancienne suivante de la Baronne de Thunder-ten-Tronckh. Elle vit en compagnie d'un moine, Giroflée. Ses confidences et celles du moine font apparaître à Candide des misères cachées. Candide décide alors de rendre visite au seigneur Pococurante qui a la réputation de n'avoir jamais eu de chagrin.
Le jeune héros s'émerveille de l'univers et de la personnalité de son hôte. Pourtant celui-ci évoque a demi-mot le dégoût et la lassitude du blasé. Candide ressort pourtant de cet entretien avec l'impression que le seigneur Pococurante est "le plus heureux de tous les hommes", car affranchi des biens matériels. Martin, lui, est plus pessimiste, il estime que ce seigneur est écœuré de tout ce qu'il possède.
Au milieu d'un souper de carnaval, alors que Candide dîne avec six malheureux anciens rois qui ont perdu leur royaume, il retrouve Cacambo qui est devenu esclave. Il lui apprend que Cunégonde l'attend sur les bords de la Propontide, près de Constantinople. Elle aussi est devenue esclave et est devenue très laide.
Candide se rend à Constantinople . Sur la galère, il croit reconnaître parmi les galériens le docteur Pangloss et le jeune baron ( tous deux mal tués). Il les rachète au capitaine du navire.
Les deux anciens galériens racontent leurs aventures, mais le récit de leur malheurs ne perturbe pas candide qui est toujours convaincu que " tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes."
Candide retrouve Cunégonde, et il est saisi d'horreur à la vue de cette femme hideuse et défigurée. Il la rachète ainsi que la vieille femme. Il ne l'aime plus, mais l'épouse " par bonté" malgré le refus répété de son frère.
Candide se débarrasse du jeune baron en le renvoyant aux galères . il achète avec ses derniers diamants une modeste métairie où viennent se réfugier Paquette , le frère Giroflée, Pangloss, Martin, Cunégonde et Candide. Un sage vieillard leur conseille le travail qui "éloigne de nous trois grand maux, l'ennui , le vice et le besoin".
Candide en arrive à cette conclusion qui recueille l'assentiment de tous ses compagnons : " il faut cultiver son jardin."




Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il prouvait admirablement qu'il n'y a point d'effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes possibles.


Les malheurs particuliers font le bien général; de sorte que plus il y a de malheurs particuliers et plus tout est bien.
Tout est bien, tout va bien, tout va le mieux qu'il soit possible
Je n'ai que vingt arpents, répondit le Turc ; je les cultive avec mes enfants ; le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice, et le besoin. "

Travaillons sans raisonner, dit Martin ; c'est le seul moyen de rendre la vie supportable.

Toute la petite société entra dans ce louable dessein ; chacun se mit à exercer ses talents. La petite terre rapporta beaucoup. Cunégonde était à la vérité bien laide ; mais elle devint une excellente pâtissière ; Paquette broda; la vieille eut soin du linge. Il n'y eut pas jusqu'à frère Giroflée qui ne rendît service ; il fut un très bon menuisier, et même devint honnête homme ; et Pangloss disait quelquefois à Candide : " Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin, si vous n'aviez pas été chassé d'un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l'amour de Mlle Cunégonde, si vous n'aviez pas été mis à l'Inquisition, si vous n'aviez pas couru l'Amérique à pied, si vous n'aviez pas donné un bon coup d'épée au baron, si vous n'aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. -- Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin.


Source bibliographique
Candide de Voltaire, Michel et Jeanne Charpentier (Balises, Editions Nathan)
Kléber Haedens Une Histoire de la Littérature française, Grasset 1970
Le Robert des Grands Ecrivains de langue française




Biographie de Honoré de Balzac


 Honoré de BALZAC
(20 mai 1799 - 18 août 1850), Ecrivain

Balzac

Honoré de Balzac est né le 20 mai 1799 à Tours où il était issu d'une famille bourgeoise car son père était directeur des vivres de la 22ème division militaire de Tours. Il aura deux sœurs et un frère. A huit ans, Balzac fut envoyé au collège de Vendôme où il sera pensionnaire. Il vécut une expérience traumatisante qui donna lieu à l'œuvre Louis Lambert en 1832. Au début, Balzac était destiné à la carrière de Notaire selon les souhaits de sa mère. Cependant, en 1818, il avoua à ses parents qu'il désirait devenir écrivain et il bénéficia d'une année pour mettre à l'épreuve sa nouvelle vocation.
Cromwell fut le premier essai qu'il écrivit mais cette tragédie ne reçut que peu d'encouragements par la famille et les amis. C'est pourquoi il produisit ses premières œuvres en partenariat avec d'autres auteurs et sous un pseudonyme.
Honoré En 1826, Balzac se fit également éditeur puis imprimeur et contracta un grand nombre de dettes (environ 100 000 francs). C'est pour pouvoir rembourser toutes ses dettes qu'il devint journaliste dans La Silhouette, La Caricature mais aussi La Chronique de Paris en 1836. A partir de cette date, la plupart des romans de Balzac furent d'abord publiés en feuilleton avant d'être édités en volume.
Dès lors, il ne vécut que pour la littérature et à un rythme de forcené.

Le Dernier Chouan ou Le Bretagne fut le premier roman que Balzac signa de son vrai nom, en 1800. Ce fut un échec commercial mais il avait fait le premier pas en le signant. Le génie balzacien arriva en octobre 1829 quand Balzac rédigea La Maison du chat qui pelote. Enfin, apparut le premier tome de Scènes de la vie privée avec un ensemble de textes tels que La Vendetta qui raconte l'histoire de Ginevra, jeune fille corse, amoureuse de Luigi Porta dont la famille fut massacrée par le propre père de Ginevra, le texte Gosbeck, Une double famille et Le Bal des Sceaux.
En mai 1832, apparut le second tome. De l'ensemble se détachèrent surtout deux romans : Le Colonel Chabert et Le Curé de Tours. Ce furent les deux premiers grands drames de la vie privée qu'écrivit Balzac.
En 1832, l'auteur annonça à une mystérieuse correspondante du nom de la comtesse Eve Hanska l'œuvre Eugénie Grandet. Cette histoire parle d'une jeune fille, Eugénie Grandet, qui tombera amoureuse de son cousin de Paris, Charles Grandet. Son père qui est très avare va vite mettre fin à cette courte idylle. M. et Mme Grandet meurent et Eugénie garde la fortune. Après sept ans d'attente pour Charles, elle apprendra qu'il ne veut plus d'elle. La riche héritière, devenue très avare comme son père, épousera un président de la cour en premières noces et un marquis en secondes noces. Après avoir longuement correspondu avec Eve Hanska, Balzac la rencontra en septembre 1833 et devint son amant. Cette liaison se terminera par un mariage. La correspondance qu'ils échangèrent dans le passé fournit de précieux renseignements sur l'élaboration de La Comédie Humaine.
En 1842, pour la première fois, une édition de La Comédie Humaine apparut de façon complète. C'est alors que l'œuvre ne cessa de s'enrichir.
En 1845, Balzac chercha à donner une structure plus ferme à La Comédie Humaine et décida que l'œuvre complète comprendrait cent trente-sept romans, qu'il groupa en trois parties, "étude de mœurs ", "études philosophiques " et "études analytiques".
Atteint de crises cardiaques successives, d'étouffements et de bronchites, Balzac mourut le 18 août 1850, peu de temps après avoir épousé Eve Hanska


Résumé de Le père Goriot de Balzac

LE PERE GORIOT


Résumé

Paris, automne 1819. Dans une pension miteuse de la rue Neuve-Sainte Geneviève, la maison Vauquer (du nom de sa tenancière), se côtoient des pensionnaires et des habitués du quartier qui ne viennent y prendre que le dîner . Ils ont pour nom Mlle Michonneau, Victorine Taillefer, Madame Couture, Monsieur Poiret, Bianchon, Vautrin, Eugène de Rastignac et le père Goriot. Quelques personnages émergent de ce groupe de pensionnaires falots : Vautrin, mystérieux pensionnaire d'une quarantaine d'années qui se fait passer pour un ancien commerçant; Eugène de Rastignac, fils d'une famille noble et désargentée de Charente venu faire son droit à Paris.

Il y a également le père Goriot, pitoyable rentier de soixante neuf ans qui mène une vie nocturne énigmatique. Il est le plus âgé de la Maison Vauquer et aussi le plus ancien des pensionnaires. Il y est arrivé en 1813 après s'être retiré des affaires. Les premiers temps, sa fortune et ses revenus lui permettaient d'habiter au premier étage l'appartement le plus cossu de la pension. Puis ses revenus diminuant mystérieusement, le vieil homme est monté d'étage en étage, logeant dans des appartements de plus en plus modestes. Il occupe actuellement une mansarde et est devenu le bouc émissaire de la Maison Vauquer. Les autres pensionnaires commentent son infortune avec peu d'élégance et le soupçonnent de se ruiner en entretenant des femmes du monde.

Eugène de Rastignac, jeune "ambitieux", rêve de s'introduire dans la haute société parisienne. Grâce à la recommandation de sa tante, il est invité à l'un des bals que donne Mme de Beauséant, l'une des femmes influentes de Paris. Il est ébloui par cette soirée et s'éprend de la Comtesse Anastasie de Restaud.

Il lui rend visite le lendemain, mais sa maladresse lui vaut d'être brutalement congédié par M. et Mme de Restaud. Rastignac se rend alors chez Mme de Beauséant où se trouve également la duchesse de langeais. Sa gaucherie prête encore à sourire, mais cette visite lui permet de résoudre l'énigme du Père Goriot. Les deux aristocrates se proposent de lui relater le drame du vieil homme : cet ancien négociant a fait fortune pendant la révolution. Il a consacré tout son argent au bonheur de ses deux filles, Anastasie, l'aînée et Delphine, la cadette. Après leur avoir offert une belle éducation, et leur avoir constitué une dot, il a marié Anastasie au Comte de Restaud et Delphine au banquier Nucingen.

Tant que le Père Goriot mettait sa fortune à la disposition de ses filles, ses gendres le ménageaient. Mais maintenant qu'il a des difficultés financières, ils ne lui manifestent qu'indifférence et mépris. Ils n'hésitent pas à l'évincer, ce qui désespère le pauvre homme qui a voué toute sa vie à ses deux filles. Rastignac est ému jusqu'aux larmes par ce récit. Mme de Beauséant prend prétexte de cette histoire pour donner à Rastignac ce conseil : arriver par les femmes. Elle lui suggère de tenter sa chance auprès de Delphine de Nucingen, la seconde fille du Père Goriot.

De retour à la Pension Vauquer, Eugène décide d'apporter son soutien au Père Goriot. Ayant besoin d'argent pour faire son entrée dans le Monde, il écrit également à sa mère et à ses sœurs pour leur demander de lui adresser leurs dernières économies.

Vautrin, qui devine l'ambition qui anime Rastignac lui propose un marché cynique : séduire Victorine Taillefer tandis que lui se charge d'éliminer son frère, seul obstacle à l'obtention par la jeune fille d'un héritage fabuleux. Rastignac épouserait alors Victorine et sa dot d'un million, sans oublier d'offrir à Vautrin une commission de deux cent mille francs. Fasciné, puis indigné par ce marché scandaleux, Rastignac refuse ce pacte diabolique. Vautrin lui laisse quinze jours pour réfléchir.

Le jeune étudiant préfère suivre les conseils de la Vicomtesse de Beauséant. II l'accompagne au Théâtre-Italien, où il se fait présenter Delphine de Nucingen. Il fait une cour assidue à la jeune femme.

De retour à la Pension, Rastignac rend visite au Père Goriot et lui raconte par le menu sa rencontre avec Delphine. Emu, le vieil homme qui croit toujours aux bons sentiments de ses filles, encourage Rastignac à continuer de fréquenter la jolie baronne. Une vraie complicité s'installe entre le Père Goriot et le jeune étudiant.

Eugène de Rastignac devient l'amant de Delphine de Nucingen et ne tarde pas à découvrir ses difficultés financières. Elle lui confie que son mari s'est accaparé de sa fortune et qu'elle ne dispose plus d'aucune ressource personnelle. Elle lui demande également de jouer pour elle à la roulette. Avec les cent francs qu'elle lui remet, Rastignac parvient à gagner, pour elle, sept mille francs. " Vous m'avez sauvée" lui confie-t-elle, lui avouant en même temps l'échec de son mariage avec le baron et les sacrifices qu'elle et sa sœur ont imposés à leur père.

De retour chez Madame Vauquer, Eugène de Rastignac apprend la nouvelle au Père Goriot. Le vieil homme est désespéré d'apprendre les soucis financiers de sa fille. Il souhaite saisir la justice pour lui permettre de retrouver sa fortune.

Rastignac prend goût aux soirées parisiennes, mais il dépense beaucoup d'argent et se montre beaucoup moins chanceux au jeu. Il mesure combien l'argent est essentiel pour s'imposer dans la haute société parisienne, ce que Vautrin ne manque pas de lui rappeler avec beaucoup de cynisme.

Au jardin des plantes, M. Poirer et Mlle Michonneau rencontrent un responsable de la police, Gondureau, qui leur indique la véritable identité de Vautrin : C'est un forçat qui s'est évadé du bagne de Toulon, où il avait le surnom de trompe-la-mort. Gondureau demande à Mlle Michonneau de lui administrer un somnifère et de vérifier qu'il a bien un tatouage à l'épaule.

A la pension Vauquer, Victorine laisse entrevoir à Eugène les sentiments qu'elle éprouve pour lui tandis que Vautrin poursuit secrètement la préparation du meurtre de son frère. Mlle Michonneau acquiert la certitude que Vautrin est le forçat qui s'est évadé du bagne et le fait arrêter. Le même jour un complice de Vautrin tue le frère de Victorine.

Tandis que les pensionnaires de la Maison Vauquer tardent, suite à ces événements, à retrouver leurs esprits, le père Goriot arrive tout souriant en fiacre. Il vient chercher Rastignac et l'invite à dîner avec Delphine, dans l'appartement qu'il vient de lui louer, avec ses dernières économies, rue d'Artois. Le vieil homme logera quant à lui dans une chambre de bonne au dessus de l'appartement d'Eugène.

A La Maison Vauquer, c'est la désolation, les pensionnaires partent les uns après les autres.

Les déboires financiers des deux filles du Père Goriot resurgissent avec plus d'acuité. Le baron de Nucingen indique à sa femme qu'il lui est impossible de lui rendre sa fortune sans que leur couple ne soit ruiné. Quant à Anastasie, elle ne parvient plus à rembourser les dettes causées par son amant, Maxime de Trailles et se voit dans l'obligation de mettre en vente les diamants de la famille. A l'annonce de cette double déroute financière, le père Goriot est victime d'un grave malaise. Bianchon, l'étudiant en médecine, ami de Rastignac, venu en renfort analyse les symptômes qui frappent le vieil homme et diagnostique une grave crise d'apoplexie.

Eugène passe la soirée aux Italiens avec Delphine. Le lendemain, il retourne à la pension Vauquer. Le Père Goriot est très affaibli. Eugène annonce alors à Delphine que son père est mourant mais celle-ci se montre indifférente à son sort.

A la pension, le père Goriot se meurt. Il souhaite une dernière fois voir ses deux filles, mais celles-ci demeurent tristement absentes. Seuls Rastignac et son ami Bianchon sont là pour accompagner les derniers moments du vieil homme. Eugène règle les derniers soins et l'enterrement du père Goriot; puis, accompagné du seul Bianchon, il assiste à la cérémonie religieuse. Le convoi funéraire se rend alors au Père Lachaise. "A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme pour l'argent de l'étudiant. Quand les deux fossoyeurs eurent jeté quelques pelletées de terre sur la bière pour la cacher, ils se relevèrent et l'un d'eux, s'adressant à Rastignac, lui demanda leur pourboire. Eugène fouilla dans sa poche et n'y trouva rien ; il fut forcé d'emprunter vingt sous à Christophe. Ce fait, si léger en lui-même, détermina chez Rastignac un accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un cœur pur, une de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans les cieux. Il se croisa les bras, contempla les nuages, et le voyant ainsi, Christophe le quitta.

Rastignac, resté seul, fit quelques pas vers le haut du cimetière et vit Paris tortueusement couché le long des deux rives de la Seine, où commençaient à briller les lumières. Ses yeux s'attachèrent presque avidement entre la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides, là où vivait ce beau monde dans lequel il avait voulu pénétrer. Il lança sur cette ruche bourdonnant un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses :

- A nous deux maintenant !

Et pour premier acte du défi qu'il portait à la Société, Rastignac alla dîner chez Mme de
Nucingen."

LES FIGURES DE RHETORIQUE

LES FIGURES DE RHETORIQUE


I. LES FIGURES DE L'ANALOGIE
.
La COMPARAISON: elle rapproche deux éléments comportant une caractéristique commune, une
analogie (le terme comparé et le terme comparant), à l'aide d'un mot comparatif (comme, pareil à,
semblable à, il semble etc.).
Ex. : Son regard est pareil au regard des statues ... Paul Verlaine
La MÉTAPHORE : c'est une comparaison sans terme comparatif, la forme la plus condensée d'image.
Cette assimilation directe du comparé et du comparant peut créer des images surprenantes et d'une
grande densité.
Ex. : "Ma soif est un esclave nu... " Paul Valéry
terme comparé = " ma soif", terme comparant = " un esclave nu ".
Il arrive que le terme comparé soit absent. En ce cas, le message poétique semble plus énigmatique.
Ex. : Ce toit tranquille, où marchent les colombes,/ Entre les pins palpite, entre les tombes... Paul Valéry ("toit tranquille" = la mer, terme comparé implicite; " colombes " = les voiles des bateaux, terme comparé implicite)
L'ALLÉGORIE : elle consiste à représenter de façon imagée, en la matérialisant, une idée abstraite.
C'est une image littéraire dont le phore (comparant) est appliqué au thème (sujet comparé) non
globalement comme dans la métaphore, mais élément par élément ou du moins avec une personnification.
Ex. : Mon beau navire ô ma mémoire / Avons-nous assez navigué / Dans une onde mauvaise à boire /
Avons-nous assez divagué / De la belle aube au triste soir ... Guillaume Apollinaire
Ici la mémoire est matérialisée par l'image du navire à la dérive.
La rêverie... une jeune femme merveilleuse, imprévisible, tendre, énigmatique, à qui je ne demande jamais compte de ses fugues... André Breton
La PERSONNIFICATION: cette figure consiste à évoquer un objet ou une idée sous les traits d'un
être humain.
Ex. : Le soleil aussi attendait Chloé, mais lui pouvait s'amuser à faire des ombres. Boris Vian

II. LES FIGURES DE LA SUBSTITUTION
La MÉTONYMIE (échange de noms): elle remplace un terme par un autre qui est lié au premier par un rapport logique. Les deux éléments appartiennent au même ensemble, sont liés par un rapport de contiguïté. . Elle peut substituer :
-le contenant au contenu (ex. boire un verre),
-l'effet à la cause (ex. Socrate a bu la mort = le poison qui l'a tué),
-le symbole à la chose (ex. les lauriers = la gloire),
-l'objet à l'utilisateur (ex. le premier violon = le premier violoniste),
-l'auteur à son oeuvre (ex. lire un Zola), etc.

quelque chose par un terme dont le sens inclut celui du terme propre. Elle permet d'exprimer un tout
par une de ses parties, un objet par sa matière, et vice-versa.
Ex. : Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur. " Victor Hugo (" les voiles " = les bateaux à voiles)
Une tête si chère; une lame; le cèdre (coffret de cèdre)...
L' ANTIPHRASE (procédé de base de l' ironie) : cette figure consiste à exprimer une idée par son contraire, dans une intention ironique.
Ex. : C'est de bon goût! = C'est tout à fait déplacé. -- Ne vous gênez pas!
La LITOTE : elle consiste à dire peu pour suggérer beaucoup. Le verbe est souvent à la forme négative.
Ex. : --Va, je ne te hais point ! Pierre Corneille (Par ces mots, Chimène fait comprendre à Rodrigue
qu'elle l'aime.)
L'EUPHÉMISME: cette figure permet d'atténuer une idée déplaisante
Ex. : demandeur d'emploi (= chômeur), la disparition (= la mort).
III. LES FIGURES DE L'OPPOSITION
L'ANTITHÈSE: elle met en parallèle deux mots désignant des réalités opposées. Cette forte opposition, souvent renforcée par un parallélisme de construction, permet de mettre vigoureusement en valeur une idée.
Ex. : Car tout être de chair jette indifféremment / Mêmes cris pour la mort et pour l'enfantement. Louis Aragon
L'OXYMORE ou alliance de mots: cette figure est une variété d'antithèse. Deux mots désignant des réalités contradictoires sont étroitement liés par la syntaxe. Ex.: Je sais que c'est la coutume / D'adorer ces nains géants." Victor Hugo (" nains géants " = les hommes)
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles...
Le CHIASME : cette figure est un effet de rythme. Les éléments de deux groupes parallèles sont inversés. Le chiasme peut souligner l'union de deux réalités ou renforcer une antithèse.
Ex.: La neige fait au nord ce qu'au sud fait le sable. Victor Hugo


IV. LES FIGURES DE L'OMISSION
La PRÉTÉRITION: on déclare passer sous silence une chose sur laquelle on attire néanmoins
l'attention, par un procédé indirect.
Ex. : Je pourrais faire remarquer que (Mme la duchesse) connaissait si bien la beauté des ouvrages de
l'esprit... mais pourquoi m'étendre? Bossuet



V. LES FIGURES DE L'AMPLIFICATION ET DE L'INSISTANCE
L'HYPERBOLE : elle amplifie une idée parfois jusqu'à l'exagération pour la mettre en relief.
Ex. : briller de mille feux, mourir de honte, un bruit à réveiller un mort...
La GRADATION : cette figure sert à créer un effet de dramatisation en ordonnant dans l'énoncé des termes de force croissante, dont le dernier est fréquemment hyperbolique.
Ex. "Va, cours, vole et nous venge." Pierre Corneille
L'ANAPHORE : cette figure se caractérise par l'emploi répété d'un terme en tête d'un groupe de mots ou d'une phrase.
Ex. : "Marcher à jeun, marcher vaincu, marcher malade." V.Hugo

candide للكاتب voltaire+ ترجمة بالعربية - - - ----أدوات لفهم الرواية

الثانية باك --أدوات لفهم رواية Candide للكاتب Voltaire + ترجمة بالعربية


السلام عليكم إخواني
أقدم لكم في هذا الموضوع بعض الادوات الضرورية لفهم رواية
CANDIDE ou l'optimisme
إضافة إلى ترجمة بالعربية


الغة الفرنسية بالعربية
1- مفهوم العنوان
يحتوي العنوان على كلمتين Candide و l'optimisme
Candide إسم شخص. لكن المعنى تحيل إلى وصف: شخص نية naïf ، ساذج، يصدق كل ما نقول له
L'optimisme هي فلسفة التفاؤل. فلسفة مبنية على فكرة أن كل شيء في هذا العالم له غاية. قد نجهل هذه الغاية لكنها حتما تؤدي إلى الخير.إذا كل ما يقع لنا من مكروه هو في أصله خير لانه يؤدي إلى الخير.


2- الاطار الفلسفي


يحاول Voltaire الرد على فلسفة التفاؤل و بخاصة الرائد في هذه الفلسفة و هو الفيلسوف و الرياضي الالماني Leibniz.


إختار Voltaire أسلوبا جديدا للرد على المتافئلين كثيرا: Le conte philosophique. قد أترجمها بالاحجية الفلسفية لانها أقرب للمعنى. لكن لماذا الاحجية؟


3- Le conte philosophique
Voltaire لا يريد تكذيب Leibniz من البداية. بل آختار مبدأ " نتبع الكذاب إلى باب الدار".
إختار شخصيتين: Pangloss و هو يمثل فكر Leibniz المتفائل
و Candide وهو شخصية رهيفة مؤمنة بفكر Pangloss.
سيعيش Candide مغامرات مؤلمة متتالية و سنعرف هل لا زال مؤمنا بالتفاؤل الكلي.


4- السخرية l'ironie
يعتمد Voltaire طول الرواية مبدأ السخرية. لا يقول الكلام مباشرة، على القارئ أن يفهمه.


5- الشخصيات
Candide شاب رهيف المشاعر و الجسم. son corps annonce son âme
Le baron و هو مالك القصر. خال candide. رجل ذو مرتبة إجتماعية راقية. لهذا "يحترمه" كل الناس.
la baronne الزوجة. ذات جسم ممتلئ. لهذا "يحترمها" كل الناس. الاحترام هنا سخرية.
le fils du baron يشبه كثيرا الاب.
Cunégonde الفتاة ذات 17 عاما. يشبهها Voltaire بأكلة شهية لذيذة.
Pangloss فيلسوف القصر. يحمل أفكار Leibniz المتفائلة جدا.


Candide هو إبن غير شرعي بين أخت le baron و رجل من الجوار. لم يتم الزواج لان هذا الرجل لم يستطع إثبات إنتسابه إلى أسرة راقية. فكانت النتبجة أن ورث Candide من أبيه هذا النقص. يعني أنه أقل رتبة من Cunégonde أو le fils du baron.


6- القصة
تبدأ القصة بوصف ما يسميه Pangloss أجمل قصر على وجه الارض.


Cunégonde رأت يوما Pangloss في علاقة مع خادمة. Pangloss يسمي هذه العلاقات دروسا في الفيزياء التطبيقية.


أرادت تطبيق الدرس مع Candide فكانت قبلة. القبلة كلفت الكثير لان Le baron سيطرد Candide من أجمل قصر في الكون. لكنه متفائل. ربما يكون في هذا الطرد خير.


إلتقفه بعض الجنود البغاريين bulgares و أدخلوه الجيش. شارك معهم في الحرب ليشاهد كيف يموت الالاف من الجانبين. لكنه متفائل. ربما يكون في موت هؤلاء خير.


إلتقى بأستاذه الفيلسوف Pangloss. هذا الاخير كان مصابا بمرض منقول جنسيا شوه وجهه. أخبره أن الجنود هجموا على القصر، و قتلوا كل من في القصر.


حزن Candide لاعتقاده أن Cunégonde ماتت.
أخذوا الطريق إلى لشبونة Lisbonne. وقع زلزال رهيب مات فيه الكثير.


من أجل التكفير عن الخطيئة، و حتى لا يتكرر الزلزال قررت محكمة التفتيش L'inquisition حرق بعض الكافرين mécréants و المذنبين hérétiques و المرتدين impies عن الدين المسيحي. عملية الحرق تسمى l'autodafé.


إختارت محكمة التفتيش يهوديان لانهما لا يأكلان الخنزير، رجل عراب parrain تزوج بعرابة، رجل باسكي (من إقليم الباسك) و أخيرا Candide و pangloss.


أثناء عمليةالحرق، إهتزت الارض مرة أخرى. نجا Candide. أخذته عجوز ليجد عندها Cunégonde . هذه الاخيرة لا زالت حية. لكنه متفائل. ربما يكون في الزلزال سببا لالتقاء هذه العجوز. وهذا خير.


أخذ الجميع الطريق إلى أمريكا. في البحر، كل واحد بدأ يحكي قصته.


بوصولهم بيونيس آيرس، إلتقوا بحاكمها الذي بدأ يهتم بأمر Cunégonde. لحق بهم بعض اللصوص الذين اتوا من أوروبا، فكان الهرب، و أفترق Candide عن عشيقته.


Candide لا زال متفائلا. أخذ يبحث عن العشيقة. إلتقى في الطريق Le fils du baron. إقترح عليه فكرة أن يتزوج أخته. إبن البارون رفض. تخاصما فقتل Candide أخ عشيقته.


في امريكا الجنوبية، وصل Candide و خادمه الجديد Cacambo إلى بلاد غريبة: كل شيء فيها جميل، الاحجار فيها كم ذهب، يأكل الناس مجانا... تسمى البلد L'eldorado. لكن L'eldorado بدون Cunégonde لا يعني شيئا.


بعد أخذ و رد مع الاحداث، و هجرة إلى خليج فرنسا، ثم هجرة إلى القسطنطينية، ثم العودة، وجد Candide عشيقته، و العجوز و معلمه Pangloss. عاشوا جميعا سعداء في أرض يستغلونها.
هل بقي Candide متفائلا؟
لا. لقد غير نظرته للحياة. لم يعد متفائلا كليا، ولا متشائما كليا. أنهى القصة بفكرة أساسية:
Chacun cultive son jardin.
كل ما يقع لنا من خير أو شر هو مما نصنعه نحن.